L’éducation si je mange !
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L’éducation si je mange !Préambule :Notre précédent article a su créer un début de critique dont nous acceptons bien sûr la responsabilité. Il est vrai que la critique est facile, en conséquence nous allons vous proposer une méthode que nous employons nous même dans le cadre des missions qui nous sont confiées, qui a fait ses preuves et qui les fera encore bien longtemps. |
L’état des lieux.
Il est impératif de connaitre de quoi on parle avant toute chose, car d’un restaurant à l’autre, le constat sera vraisemblablement différent. Pour connaitre, il faut trier les poubelles et séparer la nourriture des autres déchets. Les établissements ayant mis en place un tri sélectif des déchets, gagnerons sur ce sujet du temps et de l’humour. Ensuite, il faut connaitre le poids dans ces déchets de ce qui aurait pu être consommé, et enfin rapprocher ce poids du volume total de nourriture mis en oeuvre. C’est l’épreuve incontournable.
La première étape en prise de conscience
A l’entrée du restaurant,il faut dès le repas du lendemain, afficher par un panneau la première prise de conscience.
Ex: Hier nous avons été 353 à prendre notre repas dans ce restaurant, il avait été mise en oeuvre prés de 2,5 tonnes de produits alimentaire, nous en avons mise à la poubelle prés de 00 kilos (soit 20% de la production) prés de 90 repas équivalents. Pourquoi ?
Simultanément, il doit y avoir un « gardien » à l’entrée des poubelles, avec la question : pourquoi aviez-vous pris cela et pourquoi ne l’avez-vous pas consommé ? (minimum 1 semaine)
L’objectif est de faire prendre conscience à chacun à quoi correspond l’acte individuel.
La deuxième étape en prise de conscience
Chaque jour vous devez afficher le poids des déchets alimentaire et indiquer selon les tendances :
Nos déchets ont proportionnellement diminué hier de x%. Merci de votre prise de conscience, à ce rythme nous pourrons vous offrir plus vite qu’espérer un repas de fêtes !
Si cela n’est pas le cas, on écrit et annonce le contraire.
NB : des documents en affiche sur la faim dans le monde sont relativement un bon soutient.
La maintenance
Il faut se poser la question responsable, à savoir : est ce une cause ou un effet ?
En + de 30 ans de pratique nous avons été obligé de constater qu’il s’agissait de multi-causes, et ce indépendamment des effets. Pour autant, le point commun à toutes ces causes restait plus lié à l’éducation qu’à n’importe quoi d’autre.
L’histoire a fait que depuis la moitié du 20eme siècle, nous n’apprenons plus la cuisine de base à l’école, que nous n’avons plus d’institutrice en bout de table et que plus récemment un amalgame se produit en confusion d’informations entre : le bio, le développement durable, le circuit court, les valeurs nutritionnelles, les apports quotidien, les habitudes alimentaires familiale, le paraitre, les medias tous azimuts, etc.
Il y a donc un déficit total au niveau de l’éducation alimentaire, et une désinformation constante en ce domaine, c’est le constat que nous sommes amenés à faire. Nous ne demanderons pas à nos grand-mères de manger le pain de la veille, celles du 21ème siècle n’ont fort heureusement pas connu la guerre, mais nous finirons, si nous le décidons, à former les consommateurs pour valoriser et accommoder leurs restes.
Au-delà de l’économie évidente et immédiate, c’est aussi tout un art de vivre qui pourra se mettre en place, c’est aussi tout un nouveau mode de consommation, directement lié aux aspirations nouvelles. Il y a de nouveau que ce qui a été oublié disait CAMPAN, mais aurions nous tout simplement oublié le bon sens ?
La responsabilité
Puisque nous sommes tous responsables, nous allons, à notre niveau, mettre en place et ce dans le cadre de notre activité de formation un programme spécifique pouvant s’adresser à la fois à des populations d’âges différentes ou à des classes scolaires, ou tous groupes constitués.
Nous nous proposons d’effectuer ces formations d’informations sur la base des frais impactés et sans bénéfice de notre part auprès des établissements qui en feraient la demande.
Conclusion :
Ce n’est qu’en donnant de la hauteur à nos responsabilités que nous arriverons à grandir !
ADICHATS !
Alain TERRIEN

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